Guide moi vers l'avenir. Je changerais de ville, de ciel, de nuage, je quitterais ces murs fossilisés. Je brûlerais tous ces faux sourires, trop vieux pour m'atteindre. Je détournerais leur regard. Aides moi à partir enfin! Laisses moi quitter ce temps passé..

Ce sont encore ces quelques arpèges qu'il joue qui trahissent mes sentiments une fois de plus. Je n'ai jamais vaincu toutes ces batailles, j'ai encore moins guerri mes plaies. Tout ce qui se ballade dans ce corps n'est qu'infection.
C'est en montant mon dossier photo que j'ai retrouvé ton antiquité de visage. J'étais sûre de l'avoir planqué bien au fond d'un tiroir au bout du rayon du dernier magasin. Mais il n'en ai rien. Tu as toujours été là, persistant. Cette nuit j'ai même rêvé qu'on refaisait du cheval ensemble. Ce fût tellement rare. Je te serrais contre moi et je sentais ce parfum, que je n'ai jamais pu retrouver, mélangé à cette odeur de feu de bois. Tu sais, on ne s'est jamais revu, j'crois même qu'on ne s'est jamais vraiment reparlé depuis ce jour, sur le quai de cette gare, mais tu habites vraiment mes murs, tu vis dans mes placards, tu hantes mes pleurs. La solitude et la souffrance que tu as laissé ne cède plus assez d'importance pour les autres. Tu as réveillé cette ombre démoniaque que quelqu'un d'autre auparavant avait créé. Je ne sais plus comment la faire taire. Depuis j'ai sû l'atténuer une fois, en goûtant au même remède que toi, mais je crois que ce n'était qu'illusion. Pourtant je ressens l'avoir aimé et l'aimer encore. Je pense juste que lui et moi on était ensemble pour ne plus avoir peur, et ca n'a pas aboutit. Un peu comme toi et moi.. Mais tu sais, moi j'ai toujours aussi peur.
Guide moi vers l'avenir. Je changerais de ville, de ciel, de nuage, je quitterais ces murs fossilisés. Je brûlerais tous ces faux sourires, trop vieux pour m'atteindre. Je détournerais leur regard. Aides moi à partir enfin! Laisses moi quitter ce temps passé..

# Postato domenica 11 ottobre 2009 17:24

Modificato lunedì 12 ottobre 2009 13:53

Je hais me souvenir

Lorsque le Soleil se lève, ce n'est plus pour mes yeux.
Lorsque le vent s'agite, ce n'est plus pour mes cheveux.
Lorsque la pluie tombe, ce n'est plus pour accompagner mes larmes.
Seule la Lune fait luire l'arrogance de mes rêves, à l'Aube ils s'évanouissent, en vain.

Le calme plat s'installe, sans aucune nature ni saison, je ne ressens que le vide des paysages et l'infinie tristesse des passants. Au beau milieu de la nuit je creuse des poches pleines d'empreintes passées. Celles-ci me brûlent les ongles lorsque je les agrippe. Il est éternellement loin le temps où le cri du corbeau me faisait rire. L'air glacial et irritant de l'hiver va m'envelopper d'un manteau d'état second. Et je pourrais me plaindre encore.
Les corbeaux ne cessent de croasser ce matin. Je hais me souvenir.
Je hais me souvenir

# Postato martedì 06 ottobre 2009 17:02

Trois étoiles de plus dans le ciel ce soir .

Je les ai tous vu faiblir, mais personne n'ose en parler. Se taire est la meilleure des choses pour éviter le pire. Que sommes-nous devenus aujourd'hui? Pourquoi continuer à se contraindre sans cesse? Quel est le but de tout cet acharnement?
Peu de larmes coulent le long de ses joues, elle n'en souffre pas moins. En ce qui me concerne j'ai les entrailles pourries de toute cette souffrance accumulée. Encore et encore! Pourquoi ne pas parler de la mort ?Pourquoi ne pas parler de la douleur? Elle est bien là. Tous les jours elle frappe, souvent des étrangers, des personnalités, parfois des proches. Trop.
Parlez moi de religion! En quel Dieu dois-je croire ce soir? Quel Dieu tuerait une mère de famille qui a été le martyre de son destin? Quelle croyance autoriserez vous à hanter les âmes déjà cassées?
Où suis-je? Comment est-ce arriver si vite? Hier elle souriait, aujourd'hui elle n'est plus.
Je suis mal! Arrachez vos faux sourires et collez les vous au cul ! Regardez quel monde de merde nous fait grandir! Quel est-il? Quel est-il pour nous sentir honteux de dire je t'aime? Quel est-il pour vous permettre d'être indifférent à ces mots? Quel est-il pour nous voir crever chaque jour un peu plus mal?
Et toutes ces phrases qui n'auront aucun sens pour vous! Et tout ce que j'ai pû écrire qui vous est foutrement indifférent!

Trois étoiles de plus cette nuit. Libres, tristement libres. Je ne veux plus aimer. Sans ça, le mal ne m'atteindrait pas, une fois de plus, ce soir.
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# Postato lunedì 21 settembre 2009 16:07

Autodestruction .

C'est comme une ombre qui me dévore jour après jour. Elle gravite d'abord autour de mon corps, attrappe ensuite mes pieds, lèche l'intérieur de mes cuisse, sert ma taille, empoisonne mes poumons, pour enfin étreindre ma gorge toujours plus fort, jusqu'à ce que le souffle me soit coupé définitivement. Les battements de mon coeur s'accélèrent dans un premier temps, face à la situation de panique dans laquelle je me trouve. Puis, je sens le flux sanguin se réduire considérablement, jusqu'à l'implosion.
Je ne vis que pour exister, comme tant d'autres. Au fond, je suis peut être criminelle.. Mais moi au moins, je ne tue pas les autres.
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# Postato lunedì 07 settembre 2009 14:07

L'homme n'est pas maître de lui, car des souvenirs cachés le mènent.

Parles moi de toi encore, parles moi de la vie. Et quand ces mots envahiront enfin mon coeur, et quand tes yeux brûlant hanteront mon esprit je cesserais de me battre.

Parfois j'aimerais ne plus penser. Trop souvent je confonds les sens, le réel et l'imaginaire, le beau et le laid, l'absurde. Mes organes même perdent leur fonction et permuttent les uns avec les autres. D'autres sphères s'offrent à moi. Elles restent irrégulières, abstraites, sans fond. Un petit théâtre naît alors sous mes yeux où chaque personnage joue son rôle à la perfection. Il m'arrive d'y participer, de me jetter au sol en récitant une tirade faussement poétique. Les autres me fixent soudain d'un air hautain me faisant comprendre que je n'ai pas ma place avec eux ici, ou ailleurs. J'erre sans cesse entre les pièces tragiques, les comédies, et les petites improvisations. Je cherche à dessiner la forme que prends ma vie. Il n'en reste pas moins une spirale aux jeux dangereux, d'où l'on ne voit ni le début ni la fin, ni l'évolution. Les querelles de mes deux hémisphères me suggèrent qu'il réside parfois un squatte de clandestins dans mon propre corps. Ne pouvant les chasser, je tente la cohabitation. Certaines fois, j'ai de la chance, ils cèdent et se cachent pour une durée indéterminée. Je peux ainsi faire taire les mille et une voix qui poussaient ma réfléxion dans les lointaines contrées de la pensée.

# Postato domenica 30 agosto 2009 16:58