Ce sont encore ces quelques arpèges qu'il joue qui trahissent mes sentiments une fois de plus. Je n'ai jamais vaincu toutes ces batailles, j'ai encore moins guerri mes plaies. Tout ce qui se ballade dans ce corps n'est qu'infection.
C'est en montant mon dossier photo que j'ai retrouvé ton antiquité de visage. J'étais sûre de l'avoir planqué bien au fond d'un tiroir au bout du rayon du dernier magasin. Mais il n'en ai rien. Tu as toujours été là, persistant. Cette nuit j'ai même rêvé qu'on refaisait du cheval ensemble. Ce fût tellement rare. Je te serrais contre moi et je sentais ce parfum, que je n'ai jamais pu retrouver, mélangé à cette odeur de feu de bois. Tu sais, on ne s'est jamais revu, j'crois même qu'on ne s'est jamais vraiment reparlé depuis ce jour, sur le quai de cette gare, mais tu habites vraiment mes murs, tu vis dans mes placards, tu hantes mes pleurs. La solitude et la souffrance que tu as laissé ne cède plus assez d'importance pour les autres. Tu as réveillé cette ombre démoniaque que quelqu'un d'autre auparavant avait créé. Je ne sais plus comment la faire taire. Depuis j'ai sû l'atténuer une fois, en goûtant au même remède que toi, mais je crois que ce n'était qu'illusion. Pourtant je ressens l'avoir aimé et l'aimer encore. Je pense juste que lui et moi on était ensemble pour ne plus avoir peur, et ca n'a pas aboutit. Un peu comme toi et moi.. Mais tu sais, moi j'ai toujours aussi peur.
C'est en montant mon dossier photo que j'ai retrouvé ton antiquité de visage. J'étais sûre de l'avoir planqué bien au fond d'un tiroir au bout du rayon du dernier magasin. Mais il n'en ai rien. Tu as toujours été là, persistant. Cette nuit j'ai même rêvé qu'on refaisait du cheval ensemble. Ce fût tellement rare. Je te serrais contre moi et je sentais ce parfum, que je n'ai jamais pu retrouver, mélangé à cette odeur de feu de bois. Tu sais, on ne s'est jamais revu, j'crois même qu'on ne s'est jamais vraiment reparlé depuis ce jour, sur le quai de cette gare, mais tu habites vraiment mes murs, tu vis dans mes placards, tu hantes mes pleurs. La solitude et la souffrance que tu as laissé ne cède plus assez d'importance pour les autres. Tu as réveillé cette ombre démoniaque que quelqu'un d'autre auparavant avait créé. Je ne sais plus comment la faire taire. Depuis j'ai sû l'atténuer une fois, en goûtant au même remède que toi, mais je crois que ce n'était qu'illusion. Pourtant je ressens l'avoir aimé et l'aimer encore. Je pense juste que lui et moi on était ensemble pour ne plus avoir peur, et ca n'a pas aboutit. Un peu comme toi et moi.. Mais tu sais, moi j'ai toujours aussi peur.